L’art du questionnement pour faire avancer

Dans notre article précédent nous vous incitions à encourager vos collaborateurs à utiliser des questions ouvertes. Ce n’était en rien pour insister sur une forme syntaxique.

Modifier sa pratique d’interaction avec ses équipes, en utilisant au maximum les questions ouvertes et en ne réservant les affirmations et les questions fermées qu’aux situations qui les requièrent, est transformatif.

Petit rappel concernant les questions ouvertes (à l’opposé des questions fermées auxquelles on répond par oui ou non) : typiquement des questions qui commencent par que, quoi, comment, pourquoi…

Par définition elles ouvrent à plus large, elles sont adaptées pour ouvrir la discussion, pour laisser la diversité s’exprimer, laisser les points de vue diverger.

Exemple de questionnement pour encourager un collaborateur à nous donner son avis pour optimiser un processus :

« Que penses-tu de la façon de faire X pour optimiser Y ? »

Appelle une réponse oui / non oriente sur le choix. Cela donne l’impression d’aller vite et de faire choisir la personne. Cela n’incite pas la personne à s’interroger sur une bonne solution, à partager ses idées. Et cela ne génère aucun engagement particulier de sa part.

« Comment ferais-tu pour optimiser Y ? »

ou

« Que vois-tu comme possibilité pour optimiser Y ? »

Si vous trouvez que vos équipes sont trop passives, si vous vous sentez obligé d’apporter les solutions, écoutez vos questions ! Sont-elles le plus souvent ouvertes ou fermées ? Testez les questions ouvertes et observez l’effet.

L’Action Learning WIAL a élaboré un processus qui permet aux groupes de tester ces modalités, notamment dans des cas de problèmes complexes, et de s’assurer d’avoir suffisamment de divergences avant de converger sur une solution. Cela va au final permettre de gagner du temps :

· En générant de l’engagement de tous les membres de l’équipe, et des parties prenantes

· En évitant de passer à côté d’aspects importants

· En s’assurant que le problème posé est effectivement le problème pertinent à résoudre.

Sans cela, il arrive souvent de concevoir des produits extraordinaires qui au final ne correspondent pas aux besoins des utilisateurs.

Comme le conseillait Einstein.

Je vous invite à identifier une situation où aujourd’hui vous ne répondez pas aux besoins de vos clients (internes ou externes) et d’organiser une session sur cette modalité. Si besoin, n’hésitez pas à nous contacter pour vous y aider.

Recommend
  • Facebook
  • Twitter
  • LinkedIN
Share
Tagged in